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SANTÉ ET ÉDUCATION

Samedi 21 janvier 2006
 
Québec, le 2 décembre 2005.
 
L'euthanasie n'est pas une solution à la fin des souffrances.
 

La vie est un curieux mystère. Quand nous venons au monde, il se passe plusieurs années avant que nous réalisions le fait que nous évoluons, nous grandissons, nous apprenons, nous souffrons, nous rions, nous pleurons, nous avons soif, nous avons faim, nous avons peur, nous haïssons, nous AIMONS.

Mine de rien, nous réalisons nos forces et nos faiblesses. Nous découvrons notre énergie créatrice et nos forces destructrices. Nous apprenons à nous connaître et à connaître les autres.

Un jour, une personne peut être atteinte d'une grave maladie, d'une maladie dégénérative. La science peut prendre le relaie et tenter de la guérir ou à tout le moins de la stabiliser pour limiter sa croissance. La science médicale peut tout aussi bien se montrer dépourvue de tout espèce de traitement pour enrayer la souffrance, redonner une qualité de vie à la personne malade.

Plusieurs personnes pensent immédiatement au suicide, d'autres étant trop handicapés par la maladie, voudraient une assistance pour mettre fin à leur vie. Nous savons tous que les lois ne permettent pas l'euthanasie et encore moins le suicide, fusse-t-il assisté ou non par des professionnels du milieu médical. Certains pays, en Europe, on révisé les lois et dans certaines circonstances, ils peuvent être exaucés, en respectant certains critères d'admissibilité pour que du personnel médical, puisse poser un geste qui leur donnera une fin de vie choisie en fonction de leur état d'irréversibilité.

Il faut observer ces pratiques qui se font à une échelle quand même réduite et les étudier comme il se doit. Toute précipitation dans ce domaine à vouloir à tout prix bâtir une loi, ici-même, pour se déculpabiliser et acquiescer à ce type de demandes, me paraît manquer de sérieux et de respect envers la vie tout simplement. Il faut se demander si des personnes gravement malades et supportées avec beaucoup d'amour par des parents, des amis, des bénévoles ont toujours envie de mettre fin à leur propre vie, même si celle-ci n'est qu'un tissus de souffrances et un « fardeau » pour les autres. Par contre, une personne gravement malade et handicapée qui n'est pas entourée d'amour inconditionnel, doit projeter plutôt de contrecarrer le processus que la nature avait imaginé pour elle en voulant passer à l'acte final.

Dans toutes ces circonstances, a-t-on jamais pensé à la grâce que peut nous accorder le Maître de l'Univers?

Gilles Pelletier, Québec.

Par Gilles Pelletier
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Jeudi 26 janvier 2006
 
Le 18 décembre 1990, j'écrasais pour un bon bout de temps.

 

 

 

 

 

 

Le 18 décembre 1990 a été très certainement un tournant dans ma vie.  Cette journée-là avait été particulièrement riche en épreuves de toutes sortes.  Je ne suis pas prêt à leur redonner vie, pour le moment, mais je sais tout de même ce qui a pu me convaincre d'écraser. . . pour très longtemps.

 

 En 1990, les gouvernements s'étaient donnés le mot, pour utiliser le tabac comme une véritable vache à lait.  Le prix d'un paquet de cigarettes était devenu tellement prohibitif qu'il fallait en arriver à prendre une décision, à savoir si le moment n'était pas idéal pour changer une habitude devenue plus qu'onéreuse.  À cette époque, de nombreux fumeurs et fumeuses s'en remettaient aux cigarettes à plumes, pour maintenir leurs consommations à un rythme habituel.  La contrebande de la cigarette devenait un moyen pour les amérindiens de se doter d'infrastructures, pour permettre un commerce florissant à l'abri du fisc des blancs et pour dynamiser leur population.  C'est bien entendu une cause très sensible, mais en quelque part le TABAC est un produit un peu trop entouré de mystère et il faudra un jour ou l'autre devoir remettre des pendules à l'heure.

 

 

Toujours est-il qu'il m'était venu à l'esprit, en ce mois blanc de décembre 90,  qu'en cessant de consommer du tabac, je pourrais protéger ma santé ou à tout le moins, je pourrais la sauvegarder.  En soupesant cette raison, je me demandais si elle était suffisamment FORTE et IMPORTANTE pour que je puisse devenir un véritable non-fumeur.  Cesser de fumer, juste pour protéger sa santé, ne me semblait pas « ma raison idéale » pour tenir bon très longtemps.

 

 Au cours des années antérieures, j'avais effectué plusieurs tentatives qui s'étaient soldées par des abstinences de trois, de six ou huit mois pas plus.  Il survenait toujours un événement qui me faisait « RETOMBER DANS LA BOUCANE » comme un petit enfant tombe dans tout ce qui peut trouver de flaques d'eau.  La SANTÉ, ne m'a jamais semblé un argument solide ou inébranlable.

 

 

En ce 18 décembre 1990, je venais tout juste de faire un calcul rapide de mes gains de l'année et de ce qui en resterait, approximativement, après avoir enlevé toutes les déductions qui n'en finissent plus d'année en année.  Après avoir eu une idée de ce qui me resterait, dans mes poches, pour avoir tant besogné au cours de cette année, je me suis dit : « c'est pas possible, de se faire égorger ainsi, qu'est-ce que je pourrais bien faire pour les en empêcher? »  Il n'y avait pas de réponse.  Lorsque tu es déduit à la source, c'est bien difficile de « fourrer le Gouvernement »  pour être un tantinet grivois.  Je n'avais donc aucun pouvoir sur mes deux Gouvernements pour les empêcher de vivre constamment à mon crochet.

 

 

C'est là qu'une idée m'est venue soudainement.  Je me suis dit que je n'avais pas de pouvoir sur le Gouvernement, par contre, j'avais le pouvoir DE NE PLUS ACHETER UN SEUL MAUDIT PAQUET DE CIGARETTES et ainsi, je pouvais priver mes deux affamés, d'une rondelette somme à chaque année.  Je me disais que protéger ma santé, en cessant de fumer, c'était pas assez solide pour réussir véritablement.  Par contre l'idée de me donner un POUVOIR ou me le redonner, me semblait passablement plus prometteur et plus conforme à mon type de personnalité.

 

En adoptant cette formule, il ne m'était plus possible de reculer.  Moi, je pouvais tenir tête aux deux Gouvernements et je devenais plus fort qu'eux pensez-donc.  Puis, si je devais flancher, le pauvre « estime de ma personne » en serait marquée pour longtemps.  En racontant mon approche, pour cesser de fumer, il m'est bien difficile de penser à succomber à la cigarette.  Ce serait perdre tout mon pouvoir et m'en remettre à mes deux bandits chéris qui sont sans scrupules, pour égorger les cochons de payeurs de taxes que nous sommes.

Alors, ce dimanche 18 décembre 2005, sera pour moi l'occasion de Fêter un quinzième anniversaire de vie SANS FUMER, mais je n'ai pas dit SANS FUMÉE, si vous avez bien remarqué.  En fait, même si une personne ne grille plus sa cigarette, elle respire au moins de temps en temps la fumée des autres.  Tout de même, 15 ANS, c'est pas ordinaire.  Comme le temps passe vite et je me sens fier, aujourd'hui, de cette réussite.  C'est ma médaille d'or à moi et comme toute médaille, il faut la mériter et il n'y a jamais rien de facile.  NON, ÇA N'A PAS ÉTÉ FACILE.

 

Pour celles et ceux qui voudraient bien ne plus griller de ces belles blondes, permettez-moi de vous suggérer de trouver la raison qui collerait le plus à votre réalité, à votre personnalité ou à ce que vous vivez dans le moment.  Cesser de fumer, c'est reprendre son pouvoir sur tous les inconvénients du tabagisme.  Courage bonnes gens.  Allez chercher, vous-aussi, votre médaille.

 

Gilles Pelletier, Québec.

Par Gilles Pelletier
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Mercredi 31 mai 2006
QUEPELLETIER TOUJOURS VIVANT  :-)
 
Québec, le 31 mai 2006.

VOICI UNE BONNE ET UNE MOINS BONNE NOUVELLES

Oui, le Québec va respirer mieux et c’est une bonne nouvelle. Étrangement, c’est une moins bonne nouvelle pour les Gouvernements, puisqu’ils vont devoir se priver, à la longue, de nos deniers qu’ils venaient nous «hold-uper» comme des salauds sur nos paquets, en plus de les «barbouiller» en y mettant des photos pour nous obliger à vomir en public.

Il y a quinze ans maintenant, lorsque le paquet de cigarettes était devenu une vache à lait pour les Gouvernements et un désastre pour mon porte-monnaie, j’avais pris la décision de faire la guerre à ma consommation de cigarettes et ainsi, résister à mes ripoux de Gouvernements. Oui, parfois il m’arrivait de penser à ma santé, mais mon désir de gagner sur ces «banditos» était plus fort. En fait, j’avais le POUVOIR de les faire crever de faim à même mes goussets. J’avais le POUVOIR de ne plus leur payer des taxes. Pourquoi donc croyons-nous trop souvent que nous n’avons pas le POUVOIR? Ou encore pas de POUVOIR tout simplement?

J’ai réussit mon pari sur ces salauds. J’ai repris le POUVOIR. Maintenant, depuis 15 ½ ans le tabagisme est du passé. Ce qu’il demeurait le plus difficile était la fumée secondaire et se voir offrir aux non-fumeurs, les plus mauvaises places dans les restaurants par exemple. Enfin, les non-fumeurs auront droit, eux-aussi, aux plus belles places dans les endroits publics.

Cette nouvelle loi est sans doute difficile à accepter pour les irréductibles fumeurs, mais ceux et celles qui veulent cesser, ont une occasion de faire un VIRAGE draconien, pour changer une vieille habitude ancrée dans leur vie. C’est aussi une occasion unique de REPRENDRE LE POUVOIR SUR SOI-MÊME et de mieux se découvrir, d’aller en fait à la découverte de soi et de s’affronter sur une belle cause pour, d’une certaine manière, SE RECONSTRUIRE.

Dans quelques années, cette victoire sur la cigarette, sera une des plus belles médailles que la vie aura pu offrir aux combattants.

Gilles Pelletier, Québec.  Vous pouvez toujours lire mes répliques sur le portail de (http://www.cyberpresse.ca)

 

Par Gilles Pelletier
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Mardi 25 juillet 2006
 

Et si on articulais… on mangerait moins ses mots !

 

 

Une chance que le frère Untel avait pris de l’âge et qu’il vient tout juste de nous quitter pour l’au-delà, parce qu’il aurait eu du boulot pour encore très très longtemps au niveau du français au Québec.  La qualité de notre langue ne s’améliore toujours pas, même après toutes les dénonciations qu’aura pu faire cet ardent défenseur de la langue de Molière et de nos ancêtres.

 

 

Les Québécois articulent toujours aussi mal ce qui fait que, souvent, eux-mêmes n’arrivent pas à se comprendre entre eux. Ils me font penser aux Mexicains qui ont, eux-aussi, cette manie à « manger » leurs mots avant leur élocution.  Il semble que dans les écoles du Québec, l’articulation et la diction sont pour les pelleteurs de nuages.  Aucune bonne volonté ne semble venir du milieu scolaire, pour faire la guerre à la médiocrité du français et pourtant, les contribuables paient des sommes faramineuses pour soutenir un Ministère de l’Éducation avec une armée de personnel.  Si l’école ne fait pas le travail d’assurer à la langue française sa dignité et sa qualité, alors qui le fera?

 

 

Maintenant, que penser de la radio et de la télévision?  Depuis quelques années, ces médias n’assurent plus la rigueur dans l’utilisation de la langue française et dans la surveillance d’une qualité optimale pour être diffusée sur leurs ondes.  Nous avons l’impression que tout le monde peut faire de la radio ou de la télévision, sans devoir se soucier d’une certaine norme au niveau langagier et de sa diction.  Lorsque l’on ajoute, à bien des égards dans les médias, une pauvreté du vocabulaire alliée à une articulation mollassonne, alors il n’est pas surprenant que la langue française parlée ici au Québec, puisse être perçue comme un dialecte fort peu compréhensible pour les autres citoyens faisant parties de la francophonie.

 

 

Dernièrement, nous apprenions que le bilinguisme au Québec était en difficulté, même si des personnes ont pu étudier l’Anglais durant plusieurs années.  On cherche à percer ce mystère.  Il n’y a pas de mystère là-dedans.  Un Québécois qui maîtrise bien sa langue a certainement plus de facilité à apprendre une seconde langue et une troisième s’il le désire.  En pareil cas, il n’est pas nécessaire d’être doué pour l’apprentissage des langues.  Faut-il donc désespérer ou garder espoir de voir la lumière au bout du tunnel dans cette problématique?  Pour ma part, il me semble hélas que nous en sommes rendus à un point de non-retour et que la situation du français va continuer à se dégrader de plus en plus.  Mon profond pessimiste vient aussi du fait que la France, baisse les bras et se convertit à une vitesse grand « V » à la langue de Shakespeare, en laissant tomber de plus en plus celle de Molière.  C’est ce qui nourrit en fait mon pessimiste devant notre situation linguistique désolante ici au Québec.


Gilles Pelletier, Québec

 

MON BLOGUE PRINCIPAL:

http://quebecitude.blog4ever.com/blog/index-9988.html

Par Gilles Pelletier
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